Par capnotreavenir
La médiocrité au(x) pouvoir(s)
Le plus terrible est de devoir admettre que la médiocrité peut être là où on l’imagine impossible. Les « élites » en principe rassemblent les intelligences, voire les excellences. Dans les faits, il en est tout autrement.
Aucune élite n’échappe à ce constat d’une invasion de la médiocrité ou plutôt d’une contamination par la médiocrité. Ainsi, la classe politique, qui recrute toujours de préférence les « premiers de la classe », offre trop souvent le spectacle de l’incompétence. La pire des incompétences étant l’inintelligence de la réalité. Que valent les neurones sophistiquées des « grands écoliers » (énarques, polytechniciens et autres…) face à ce fameux bon sens tant décrié, tant méprisé ? Par exemple (s’il n’en fallait qu’un), ce simple bon sens des anciens qui n’auraient jamais construit en « zone inondable » (vocabulaire qu’ils n’utilisaient pas). La Faute sur mer et plus récemment la Côte d’Azur ont fait les frais de ce déni de bon sens…
Au plus haut sommet de l’Etat, que voit-on actuellement sinon l’incapacité à assumer les obligations de la charge : l’autorité, la clarté, la cohérence, la prévoyance, la cohésion ?
L’actuel président qui est en quelque sorte le gardien du temple - entendre par cette expression le temple « France » - semble largement dépassé par les événements. Au lieu de préserver (au moins) les qualités patrimoniales du pays de Voltaire, il offre la France sur un plateau d’argent à tous ceux qui n’en comprennent pas l’essence, qui en détestent les valeurs fondamentales et qui veulent cependant en profiter. Ainsi de la défense de la laïcité, seul rempart contre les fanatismes religieux, outil incontournable du « bien vivre ensemble » cultuel. Que font le gouvernement et le chef de l’Etat face aux revendications orchestrées par des salafistes ? : rien et, pire encore, le contraire de ce qu’il faut faire pour rétablir l’ordre républicain. En voulant instaurer un enseignement de l’islam tout en gommant la transmission du message des Lumières, Hollande et ses complices des médias se font les apôtres d’une déculturation nationale. Aussi excessif que cela puisse paraître, on peut parodier une célèbre oratrice intervenue hier au Parlement Européen en citant ce président comme « vice-roi d’Arabie Saoudite » : à force de fermer les yeux et la bouche sur des barbaries avérées, on finit par en être les meilleurs complices…
Voilà donc ce que révèlent les crises : les incompétences, les hypocrisies, les lâchetés, les trahisons, les saloperies et, comme une réalité universelle, la médiocrité. L’effrayante et obscène médiocrité.
N’en déplaise aux hagiographes, la probabilité de l’inintelligence au pouvoir, à tous les pouvoirs, est envisageable. Qui peut nier aujourd’hui l’effet de bricolage que suggère l’action française et européenne face aux invasions migratoires ? Tous les artisans, ces professionnels qui n’ont pas fait bac + 20 mais qui connaissent leur art, vous diront qu’on ne peut pas travailler dans le désordre. Pour ceux (et ils existent) qui ignorent cette évidence, le seul vocable de « bricoleurs » s’impose. Un bricoleur ne produisant que du bricolage, on peut redouter le pire lorsque le bricoleur a le statut de chef d’Etat.
Et ce ne sont pas les spécialistes de la flagornerie qui feront d’une bande de médiocres les artisans d’une grande politique…
PLB
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