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Invisible mais bien réel...

Invisible mais bien réel...

 

Devoirs d’action

Pour paraphraser de Gaulle chaque candidat aux élections devrait s’interdire de voler « vers le (pouvoir) compliqué avec des idées simples ».

L’intelligence du pouvoir n’est pas l’intelligence tout court, pas non plus l’intelligence de la prise de pouvoir mais bien l’intelligence de l’usage du pouvoir. On n’en est plus au « le pouvoir on le prend et ensuite on s’adapte » socialiste et ce principe doit être exécré. On ne peut pas ne pas penser au maréchal Ney dont on disait qu’il se battait comme un beau diable pour prendre avec les armes une colline et y planter le drapeau pour ne plus savoir qu’en faire ensuite...

Dans la définition de l’intelligence vue par Malraux et - celle de sa propre intelligence -, nous trouvons la destruction de la comédie, plus le jugement, plus le sens hypothétique. Ajoutons-y la compréhension du monde, des autres.       Le « qui connait l’host vainc l’host » version belliqueuse du pacifique : Qui connaît les autres peut agir à bon escient. Pour cela il nous faut des dirigeants intelligents et éclairés poussés par une opinion publique intelligente et éclairée.

Nous espérons du pouvoir des actions de fermeté, en finesse et mesurées,  prises ni avant quand l’opinion publique n’y est pas prête, ni après quand il est trop tard mais à temps et au bon moment, celui qui emporte l’adhésion du plus grand nombre. C’est en cela que l’art politique est difficile.

Les conséquences d’une action doivent être pesées et répondre aux règles du primum non nocere, « d’abord ne pas nuire », qui pèse l’action et du « bien faire et laissez dire » qui l’encourage.

La mission d’un élu est non de conquérir puis de garder le pouvoir mais de le mettre et de se mettre au service de l’intérêt collectif, de celui des plus faibles et de corriger avec efficacité les erreurs et les injustices.

Qui attend des gouvernants des constats d’impuissance, éplorés ou, pis, accablés ? Mais bien au contraire des projets concrets, des actions programmées, des choix concertés, expliqués, respectueux des contextes. Pas cette inaction grise. A l’exemple, entre autres, d’une désastreuse politique d’immigration...

Même une action ratée a un impact qui peut se révéler positif. Un pion, une pièce maîtresse avancent sur l’échiquier, ils sont pris, cela fait partie de la stratégie. Quand il y a stratégie, non une idéologie paresseuse roulant sur des rails posées depuis longtemps au bord d’une falaise et qui mènent au précipice.

Si Cassandre est rejetée, c’est moins parce qu’elle prévoit avec lucidité le pire mais parce qu’elle ne propose pas de solutions pour l’éviter, même s’il est inévitable. Toute la différence entre subir et agir, même à tort, même en vain. L’inaction est anxiogène, seule l’action rassure, pas n’importe comment, ni n’importe laquelle : réfléchie. « Dieu est dans les détails » disait l’architecte Mies Van der Rohe.

PHS

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