Par capnotreavenir
Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites et je vous battrai jusqu'à la mort pour que vous ne puissiez pas le dire...
On attribue à François-Marie Arouet, dit Voltaire (1694-1778), la phrase inverse : "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous puissiez le dire". Cette déclaration inaugure, en quelque sorte, le combat pour la liberté d'expression. Avec panache et courage, le philosophe des Lumières s'engage contre les interdits de la monarchie absolue...
248 ans après la mort de ce soldat héroïque des libertés, de pensée, d'expression et de conscience, l'héritage est largement dilapidé. Il suffit de voir en France prospérer avec une incroyable arrogance une idéologie criminelle : cette idéologie de la haine de l'autre, jusqu'à tuer l'autre.
L'assassinat de Quentin Deranque , par des ennemis auto-déclarés du fascisme, est la concrétisation de cette inversion des grands principes qui ont contribué à la construction de notre République. La presse dévoyée aura beau se mobiliser pour "expliquer" cette violence : le crime anti-humaniste a été commis, en toute conscience, par des adeptes du totalitarisme.
Les leçons à effet de manche de Jean-Luc Mélenchon sont une insulte permanente à l'intelligence nationale. L'essentiel de son message est un appel à exécution de tout ce qui empêchera l'adversaire de dire ce qu'il a à dire. Les discours et les actes de sa famille idéologique contiennent tout ce qui définit le "fascisme". L'infamie de ces ennemis de la France va jusqu'à dénoncer chez les autres leur propre fanatisme. Un paradoxe qui pourrait faire sourire s'il n'était revendiqué sans la moindre gêne.
Le grand Voltaire disait de "l'infâme" qu'il est "un monstre abominable", une "hydre qui empeste et qui tue".
Le petit Mélenchon ne rejette rien des violences commises au nom de son idéologie : voilà qui empeste et qui tue...
TK
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