Par capnotreavenir
Les élections ont (au moins) ceci de formidable : inciter le concitoyen à titiller sa conscience pour pouvoir choisir le changement ou confirmer le pouvoir local.
Dunkerque a vécu un quart de siècle sous hégémonie "de Gauche". Michel Delebarre aura régné sans partage (avec un sectarisme dont il avait le secret) pour un résultat très médiocre. La montagne socialiste a accouché d'une souris chétive. Le mastondote qu'aura été le parachuté de 1989 n'a pas fait profiter "sa" ville de la puissance disponible par ses multiples portefeuilles ministériels, mandats et présidences.
La création de nouveaux quartiers, sans tenir compte de la démographie déclinante aura contribué à dévaloriser le patrimoine bâti ancien. Rien n'a changé : il suffit de déambuler dans le quartier Soubise (vestige rescapé de la Seconde guerre Mondiale) pour comprendre les dégâts d'une telle politique. Il suffit de contempler le bâtiment des "Bains Dunkerquois", jachère architecturale depuis plusieurs décennies pour comprendre le désintérêt de la Municipalité Dunkerquoise pour le passé (qui fut glorieux)...
L'année 2014 aura été un espoir vite tempéré jusqu'à une rapide déception : le système perdure entre les projets pharaoniques inadéquats et les bricolages d'urbanistes. Dunkerque continue de souffrir sous une autre étiquette (majoritairement socialo-macroniste) avec des succès incertains ("à la Macron").
Les chiens ne faisant pas des chats, rien ne relève du hasard entre les nostalgiques du delebarrisme et les carriéristes prêts à renier leurs fondamentaux originels.
Aux urnes, citoyens...
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