Par capnotreavenir
remous et récupérations
Vu en fin d’article, dans La Voix du nord de ce mercredi 14 octobre : « Reste que cette « politique humanitaire » assumée (le porte-parole national de la SNCF évoquant même des voyageurs sans billet) suscite déjà remous et récupérations. » (sic).
Il est question de la possibilité, pour les migrants, de « voyager sans réservation » à partir du moment où ils constituent « un groupe anormalement important d’individus voulant voyager sans titre de transport ». Dixit une note de service interne de l’agence SNCF de Boulogne sur Mer…
Impressionnant… de stupidité ! A une époque ou tout, ou presque tout, peut arriver, au coin de la rue, dans le métro, à l’hôtel, dans l’avion, dans … le train, cette décision (si elle est confirmée) va à l’encontre des mesures nécessaires à une meilleure sécurité.
A croire qu’il n’y a pas eu de tentative d’attentat dans le Thalys, il n’y a même pas deux mois. Un fait hélas indéniable qui a révélé de graves dysfonctionnements dans le domaine de la sécurité. Dysfonctionnements qui semblent être devenus la norme. La preuve par cette incroyable décision favorisant la libre circulation dans les trains d’une population potentiellement dangereuse. Il est vrai que cette réflexion n’est pas à l’ordre du jour puisqu’il est interdit d’imaginer que, parmi les migrants/réfugiés, peuvent s’infiltrer des terroristes (entre 10 et 20 % selon certains experts). Il paraît encore plus évident que les spécialistes de « l’humanitaire » - qui ont l’exclusivité de la bonté sur terre - n’ont peur de rien, et surtout pas de ce qui pourrait attenter à la sécurité des citoyens.
Gentil petit usager des transports en commun, continue de payer ton billet… Docile petit contribuable, continue de payer tes impôts… Respectueux petit justiciable, continue d’obéir aux lois… De merveilleux responsables « assument » leur bienveillance envers ceux qui ne paient ni impôts, ni titres de transport et qui importent leurs propres lois. De ces responsables, on sait qu’ils ne seront jamais coupables. Ni de leur incurie, ni de leur bêtise : ils sont de ceux qui n’ont que des droits et aucun devoir, comme… les migrants/réfugiés.
Quant à cette presse qui s’inquiète des risques de « récupérations » (politiques) et qui constate que l’affaire est « exploitée largement par l’extrême droite », on ne peut que souligner une incroyable persistance à l’aveuglement. Les mécontentements vont bien au delà des clivages partisans et des blocages idéologiques. A force d’amalgame, ces apôtres de la bien pensance favorisent l’émergence de la force politique qu’ils prétendent combattre. Ces petits marquis de l’humanitarisme béat accusent, tout en niant la vraie barbarie, d’extrémisme ceux qui ont l’audace de poser les questions de la protection des biens et des personnes. Ils désignent des néo-nazis partout sans jamais dénoncer les choix collaborationnistes. Collaborationnistes avant l’heure.
Quand on vous dit que l’histoire bégaie…
PLB
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog
