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Une très belle cérémonie...

Très belle cérémonie, peut-être trop belle...

Très beau discours, peut-être trop beau...

 

L'hommage de la Nation aux victimes de la barbarie était une nécessité.

La cérémonie de ce mercredi 7 février 2024 pour les victimes Franco-Israéliennes aura été particulièrement émouvante. 

Cependant une sorte de malaise devant la mise en scène et la mise en paroles, toutes deux très réussies, s'est invité dans la cour des Invalides.

Cette perfection de haute couture ne peut occulter la vérité : la vérité sur les veuleries passées, la vérité sur les veuleries actuelles, qui contribuent à permettre la progression du fanatisme propagé par une idéologie totalitaire et sanguinaire. Cette idéologie dont le nom est officiellement imprononçable et donc imprononcée...

Comment ne pas remarquer l'absence d'évocation des massacres du mois de janvier 2015 ? Le massacre de journalistes français en France dont le grand tort aura été de pointer de la plume cette idéologie réfractaire aux notions de liberté et d'amour qui font la France.

Le Président Macron est un surdoué de la communication, et l'évidence aura été démontrée ce 7 février : un acteur maitrisant son art.

Ce n'est pas insulter la ferveur partagée que de ressentir l'insincérité du personnage régulièrement épinglé pour son manque d'empathie. Ce n'est pas offenser les familles de victimes que de rappeler que ce responsable politique adore parler tout en reculant devant l'action. Ce n'est pas salir ce temps de recueillement que de rappeler que la comédie est la première chose qu'il a apprise bien avant la politique.

L'action est le plus bel hommage que puissent rendre les vivants aux victimes d'assassinats. Le pouvoir politique actuel se révèle, chaque jour que Dieu fait, inactif face à la propagation de l'intolérance criminelle. Cette intolérance fanatique que rien ne peut justifier.

L'urgence devient vitale. Agir avant que la gangrène ne tue : telle est la nécessité... 

 

 

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