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Permettre à ceux qui fuient de rester chez eux...

EALS...

EALS...

Avec l’immigration la France a – parmi d’autres - deux problèmes, le premier avec ses lois et le second avec l’idée qu’elle s’en fait en 2015. Si on les met en musique, les chiffres parlent d’eux-mêmes : la France refuse 75% des demandes d’asile mais elle y met des années. L’instruction de ces dossiers ne nécessiterait que quelques jours voire quelques heures. Pourquoi est-il si lent de séparer le vrai grain venu des pays en guerre - et la liste est large - de l’ivraie affligée des pays pauvres, ces nombreux réfugiés économiques détournant les règles de l’asile politique. Demander que le délai administratif soit raccourci à neuf mois en devient une galéjade. Mes amis de l’OFPRA rient encore de lettres délirantes à arguments mensongers aussi ridicules que cent fois recopiées et qui ne leur demande que quelques minutes pour déjouer la mystification. Et pourquoi, une fois ces demandeurs refusés, 75% ne sont-ils pas reconduits à la frontière ? Ces refusés qui vont devenir des sans papier clandestins et fébriles. Et quel laxisme fou permet de laisser s’installer des bidonvilles aux portes des villes ? Au nom de quelle charité, de quelle fausse compassion ? Alors qu’un budget européen permettrait de construire dans les pays d’origine…

Tant qu’elle avait le budget, les emplois, les logements, aveugle et généreuse, la France était bonne fille, tant que les demandes étaient en nombre raisonnable c’est-à-dire permettant d’intégrer chaque migrant, ces mesures souples étaient acceptées par la société.

La crainte de l’invasion grandit et grandira jusqu’au fantasme si les clandestins ne sont pas raccompagnés aux frontières. Les chiffres anglais ou allemands sont très parlants eux aussi : 43,8% et 20,5% demandes d’asile acceptées mais 3,7 % et 24,4% restant « en loucedé » sur ces territoires.

La solution est aussi simple à émettre que complexe à mettre en œuvre. Rien moins que permettre à ceux qui fuient de rester chez eux. L’Afrique doit tout faire pour garder ses habitants. Pour les pays en guerre, construire la paix avec l’aide de l’ONU, aider à lutter contre la corruption par tous les moyens légaux dont le Tribunal Pénal International, protéger les eaux territoriales de pêche des littoraux… La liste est longue. La démarche de J-L. Borloo d’aide à l’électrification de l’Afrique est d’une belle logique. La mondialisation a permis qu’en dix ans 700 millions d’humains sur terre soient sortis de la famine. D’où que vienne l’action, entreprendre est désormais une nécessité. 

 

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