Header cover

Macron, über alles...

Le plus " arrogant " des présidents de la Cinquième République ? 

La question mérite d'être posée ! Mais il faut avant tout définir l'arrogance.

A quelques-uns l'arrogance tient lieu de grandeur ; l'inhumanité de fermeté et la fourberie d'esprit. Dans cette phrase de Jean de La Bruyère on peut déjà reconnaître le plus contemporain de tous. Celui qui nous préoccupe le plus par le fait même qu'il influence notre présent.

Mitterrand, grand fourbe devant l'Eternel, était un homme du passé, de ce passé peu glorieux des compromissions avec le pire. Il aura régné sur la France en prince d'Ancien Régime, avec morgue et suffisance, sans que s'en émeuvent les forces du progrès social qu'a toujours prétendu incarner la Gauche française. Ces quatorze ans de pouvoir politique ont initié l'amorce d'une décadence dont on commence seulement maintenant à évaluer les dégâts.

Macron, dont on ne compte plus les fourberies, est un homme du passé par ses seules mauvaises manières de mépris et de morgue digne du plus infatué des petits marquis. L'arrogance macronienne est sans limites : elle se nourrit des courtisaneries de la presse et de la conviction de sa supériorité sur quiconque ose le contredire. Le plus incroyable tient dans l'électorat qu'il incarne : entre le "petit bourgeois" selon la doxa trotskyste et le "rentier" selon la plume d'un Balzac. Macron a été réélu sur la peur du changement, d'un vrai changement, et paradoxalement sur l'arrogante prétention de la création d'un nouveau monde. Le nouveau monde de ce Napoléon aux petits pieds est bien celui de la disparition de tout ce qui a construit la France : Macron II, ça craint !

Comme son illustre prédécesseur maître en duplicité, Macron est moralement louche. Mais il faut peut-être accepter que c'est dans ce genre que le rentier ou le petit bourgeois trouve de quoi le rassurer : c'est le mariage de la carpe et du lapin qui n'en finit pas de durer...

 

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article