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Les enjeux géopolitiques de demain...

 

Eals...

 

Les européens au bord de la crise de nerfs.

 

Les actions terroristes qui visent l’Europe dans les limites de son territoire sont de toute évidence destinées à déstabiliser les rapports de force politiques et à créer des tensions partout où la bonne intelligence règne entre les différentes composantes de la société civile. Il y a vraiment de quoi se préoccuper de cette nouvelle stratégie du crime revendiqué au nom d’une religion contre une autre religion.

Les flux migratoires qui se focalisent massivement vers l’Europe, et presque exclusivement vers l’Europe, provoquent des morts et annoncent, par le fait même de leur densité et de leur fréquence, des désordres au sein des pays d’accueil. Dans le contexte du prosélytisme islamiste, qui ne boude pas le plaisir de sa violence, il est inconséquent de ne pas réagir à ces mouvements de populations majoritairement musulmanes venues de pays où il ne fait pas bon être chrétien. La question des risques ne peut que tarauder quiconque veut réfléchir au-delà des réactions compassionnelles. Comment intégrer dans de bonnes conditions des personnes a priori endoctrinées, pour une partie non négligeable d’entre elles, contre les valeurs de l’Europe des Lumières ? Que peut-on offrir aux réfugiés dans des pays où les difficultés économiques touchent de plus en plus de natifs. La générosité ne peut être inconditionnelle, n’en déplaise à ceux qui accusent péremptoirement la communauté européenne de tous les maux et qui en exigent tout, y compris la culpabilisation.

Trop de mensonges, trop de belles paroles ont fini par brouiller les frontières entre le possible et l’impossible, entre le souhaitable et l’évitable. Les peuples sont grands et libres à partir du moment où ils se prennent en charge lorsque les difficultés les accablent. Fuir son pays n’est pas la meilleure solution, même si on peut admettre parfois une nécessité vitale. L’humanité est faite de racines et de terres natales : l’exil est une négation de cette vérité. L’exil fait souffrir parce qu’il éloigne mais aussi parce qu’il plonge l’individu dans un monde étranger pas toujours compréhensible, dans un nouvel environnement parfois méfiant, dans un temps trop différent.

Les responsables de la communauté européenne ne peuvent pas faire l’économie de ces interrogations. Ils doivent agir - sans tarder - l’esprit rivé vers le long terme en refusant de porter seuls ce fardeau d’une humanité en souffrance. Ce problème concerne la communauté mondiale.

Il est grand temps que les puissants de ce monde s’emparent de la folie criminelle qui tue, qui déracine, qui insulte la Vie sur terre. Il est grand temps de renouer avec la grandeur de l’action politique...

PLB

 

Cap notre Avenir - Actualité - vendredi 24 avril 2015

 

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