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Le pire, c'est qu'ils savent...

Ah les cons, s'ils savaient...

Le plus terrible dans la célèbre phrase de Daladier est qu'elle est fausse.

Fausse parce que " les cons " savaient.

Ses compatriotes venus l'acclamer à son retour de Münich cherchaient à éteindre leurs inquiétudes profondes en adoptant la méthode Coué. En s'auto-persuadant que le nazisme atteindrait ses limites avant une guerre possible. En cédant à l'invention hitlérienne de l'espace vital allemand, les peuples d'Europe s'imaginèrent à l'abri d'une éventuelle convoitise pour peu qu'on ne soit pas intégré dans l'histoire germanique. Quel égoïsme ! Quelle bêtise sidérante ! On connait la suite : ceux qui acceptèrent le déshonneur pour éviter la guerre n'ont rien évité du tout. Le pire dura 6 ans, coûta une quarantaine de millions de morts et transforma l'Europe en champ de ruines...

L'Histoire n'élève pas les hommes de pouvoir dès lors que leur orgueil les amène à mépriser le passé. Leur ignorance s'aggrave sévèrement lorsqu'ils prétendent pouvoir faire table rase de ce passé qui ne leur appartient pas. 

Macron est de cette classe d'ignorants volontaires jusqu'à l'obstination. 

On ne compte plus les dégâts occasionnés par son révisionnisme, par son nihilisme : la France est devenue par son acharnement un mythe poussiéreux. Tout cela est visible au quotidien. La précarité croissante, le délabrement social, l'insécurité... Tout le monde sait, y compris les cons.

En allant pêcher des voix pour le second tour dans des banlieues sous uniforme anti-républicain, il ouvre une nouvelle boite de Pandore. Le communautarisme est un fléau : en prétendant amadouer les chantres du communautarisme, il met en péril l'avenir de notre pays dont l'héritage voltairien continue pourtant de faire l'admiration des hommes de bonne volonté.

Macron, toute honte bue, tend la main à celui qui est supposé lui être le plus opposé. Mélenchon, le crypto/néo communiste, venant au secours de Macron, chantre du libéralisme bancaire absolu ; Macron racolant l'électorat populaire et séparatiste de Mélenchon : en voilà assez pour discréditer - définitivement - et l'un et l'autre.

Une leçon de l'Histoire, s'il fallait n'en retenir qu'une : un con, qu'i sache ou qu'il ne sache pas, reste un con tant qu'il n'admet pas son... erreur.

Errare humanum est sed perseverare diabolicum...

 

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