Par capnotreavenir
A la source des migrants
Est-il possible d’entendre encore et toujours tant de contre-vérités sur « les migrants » sans souffrir. Entre propagande et vrais drames, un vertige nous vient. Les bons sentiments font-ils une bonne stratégie alors qu’ils sont si tordus, si trafiqués ?
L’immigration, motivée par l’argent à gagner en Europe et à envoyer dans le pays, est simple à comprendre mais ne peut se confondre avec la nécessité et l’urgence pour une famille de fuir la guerre. Et le temps qu’il aura fallu pour qualifier les migrants et différencier les situations entre réfugiés de guerre, demandeurs d’asile ou migration économique nous étonne encore. « S’efforcer au langage clair pour ne pas épaissir le mensonge universel », on en conviendra à la suite d’Albert Camus.
Beaucoup d’informations nous effraient parce qu’elles sont effrayantes : le président Erdogan citant un nationaliste turc : « les minarets seront nos baïonnettes, les coupoles nos casques, les mosquées nos casernes et les croyants nos soldats ». Qui ne tremblerait pas ? Des attentats les plus choquants aux faits divers qui nous submergent : des musulmans jetant de leur bateau pneumatique des chrétiens alors qu’ils visent l’Espagne « chrétienne » justement, une sénatrice marseillaise expliquant en toute candeur que les musulmans ne peuvent donner à leurs enfants français un prénom français donc chrétien puisqu’ils sont musulmans.
Comment ne pas craindre devant le refus de certains de reconnaître ces dérives au nom de la diversité et du droit à la différence primant sur l’égalité homme/femme et la laïcité ?
Comment ne pas frémir lorsque la tête de liste PS aux Régionales du Val d’Oise menace d’exclure du PS celle qui a osé dénoncer les propos d’imams d’île de France sur la façon de traiter les musulmanes et s’insurge contre ce salon des femmes musulmanes aux relents salafistes, prônant ainsi la soumission des femmes ?
Jusqu’où iront-ils ? Jusqu’où irons-nous ? Quelle femme ne serait pas choquée ? hormis cette minorité de soumise traître à leur genre.
Et l’imam de Lille expliquant que la laïcité a l’avantage de permettre aux femmes de porter le voile dans la rue. Tout s’explique... Imagine-t-on des prières de rue chrétiennes ou juives au nom de la laïcité ? Quel malentendu, s’il est de bonne foi, quel sophisme s’il est stupide, quelle perversité s’il est malintentionné, quelle volonté d’imposer sa religion à tout prix et quelle naïveté de notre part à nous tous, « non salafistes » ou pacifiques, qui tolérons l’intolérable au nom de la tolérance, par lâcheté, par aveuglement ou par indifférence.
Entre les coucous, les déserteurs, les tristes rêveurs ou les envoyés du diable et les familles émouvantes qui méritent toute notre compassion chassées de leurs maisons, de leurs pays bombardés et martyrisés, il faut faire la différence et vite, et diligenter leur traitement administratif en quelques mois, malgré les angélistes qui martèlent qu’il est illégal de trier.
Ne pas distinguer, là serait l’amalgame.
Pilar Hélène SURGERS
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