Par capnotreavenir
La France, terre de tolérance ?
Le mot tolérance est ambigu.
La société française organisée selon le principe de l'Etat de Droit confond de plus en plus la tolérance avec la permissivité. La permissivité est déjà en soi le commencement de l'arbitraire. Untel, dépositaire de l'autorité publique, ou disposant d'un pouvoir dans la gestion d'un dossier administratif, peut ainsi autoriser ce qui est interdit ou tout au moins irrégulier. La puissance publique - incarnée par des élus, par des fonctionnaires, de l'Etat ou des collectivités locales, par des magistrats - s'arroge ainsi, parfois, des droits (non fondés au regard de la Loi) à la " tolérance ".
En politique, cela s'appelle du clientélisme ; en bureaucratique, cela s'appelle du laxisme (voire prévarication).
Les trois petits singes (je ne vois rien, je ne dis rien, je n'entends rien) ne sont jamais loin du pouvoir : le laxisme/clientélisme commence par l'absence de sanctions pour simples infractions au code de la route (véhicules sur les trottoirs, sur les passages piéton, sur les places réservées aux Personnes à Mobilité Réduite...), se prolonge par l'indifférence à l'occupation sonore et dérangeante de l'espace public. Les petits laxismes/clientélismes faisant à terme les grands désordres d'aujourd'hui.
De cette ambiguïté de l'idée de la tolérance, les intolérants se sont emparés avec la volonté d'en utiliser toutes les failles pour imposer le contraire de ce qui fait de notre beau pays un modèle singulier d'harmonie.
L'affaire est à prendre très au sérieux : un vrai combat est à mener contre les farces idéologiques et les contradictions impossibles à tolérer...
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