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La banalité du mal...

La banalité du mal par l'incarnation de l'idéal bureaucratique : " il me restait à obéir... "

C'est Adolf Eichmann (1906-1962), le principal responsable de l'organisation logistique de " la solution finale " qui s'exprime ainsi sans le moindre remords :

« Je me suis dit : « À quoi bon élaborer mes propres projets ? Je suis trop faible et sans pouvoir. Désormais — c’était la guerre — je ne ferai plus que ce qu’on m’ordonne de faire » ; « J’ai éprouvé de la satisfaction en analysant ma situation au regard des conséquences de la conférence de Wannsee. À ce moment-là, […] je me suis senti vierge de toute culpabilité. Les personnalités éminentes du Reich s’étaient exprimées à la conférence de Wannsee. Les « pontes » avaient donné leurs ordres. Il me restait à obéir. […]

Je déclarerai pour terminer que déjà, à l’époque, personnellement, je considérais que cette solution violente n’était pas justifiée. Je la considérais comme un acte monstrueux. Mais à mon grand regret, étant lié par mon serment de loyauté, je devais dans mon secteur m’occuper de la question de l’organisation des transports. Je n’ai pas été relevé de ce serment. »

Prés de 60 ans après cette défense assumée de l'innocence aux mains pleines du simple " exécutant ", on peut s'inquiéter de la domination croissante du monde par la pieuvre bureaucratique...

 

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