Par capnotreavenir
Quoiqu'en disent les inconditionnels de l'énergie éolienne, la construction des moulins géants posent de nombreuses questions auxquelles le plus génial des ingénieurs ne peut répondre avec la certitude absolue que les riverains sont en droit de réclamer.
Au large de Dunkerque, des masses considérables de béton devront être coulées dans des fonds marins a priori très instables puisque le sable y est très largement majoritaire. Des précédents fâcheux ont révélé la dangerosité d'une telle association : un matériau dur implanté dans un sous sol mou peut modifier l'environnement. Les bancs de sable sont façonnés par les courants marins tout comme la légère transformation d'un banc de sable peut modifier les courants marins. Les conséquences peuvent être catastrophiques puisque les nouveaux courants marins - a priori incontrôlables - transforment forcément les fonds marins. Et ce de manière spectaculaire lorsqu'ils sont faits d'un matériau aussi malléables que le sable.
Imaginons l'apparition d'un nouveau courant marin devant les plages du littoral dunkerquois : la mer se régalerait de ce front de mer tendre jusqu'à faire de la menace de submersion une réalité immédiate.
Quel ingénieur, fût-il maître de sa technique, oserait certifier, en son nom propre, qu'il n'y aucun risque de ce genre ? 46 socles profonds enfoncés dans une zone de 50 km2 pour soutenir des édifices de 250 mètres de haut qui vibrent presque en permanence : quelle personne sensée peut croire que les conséquences seront sans effets négatifs ?
Souvenons-nous des nuages radioactifs venus de Tchernobyl : des hauts responsables, imbus de leur " savoirs supérieurs ", ont prétendu que ces nuages étaient sans danger pour notre pays ! Les ignorants inférieurs que sont leurs compatriotes ont parfois souri et aussi souvent que majoritairement protesté... à juste titre.
Les casseurs sont rarement (pour ne pas dire jamais) les payeurs.
Souvenons-nous du drame du sang contaminé : " Je me sens profondément responsable ; pour autant, je ne me sens pas coupable...". C'est en ces termes qu'en avril 1991 Georgina Dufoix, alors ministre (socialiste) des Affaires sociales et de la Solidarité nationale, avait réagi à la dénonciation publique de la distribution en connaissance de cause de sang contaminé par le virus du sida.
La mauvaise foi est à combattre en toutes circonstances. Et il est toujours préférable d'agir en amont : mieux vaut prévenir que guérir !
La pression des " experts ", fortement relayée par les médias, ne saurait triompher du bon sens populaire.
La petite fille du Maréchal Leclerc a su récemment faire valoir auprès des tribunaux le caractère invasif (encerclant) de l'implantation des éoliennes autour de la demeure familiale.
Sachons imiter son opiniâtreté.
Le débat ne fait que commencer avant... le vote des principaux intéressés.
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