Du capitalisme constructeur au capitalisme destructeur...
La vie n'étant pas un long fleuve tranquille,
l'humanité peut pencher vers le pire.
La doctrine capitaliste, initialement fondée sur la liberté d'entreprendre, a fait naître des empires. Industriels d'abord, financiers ensuite. De l'activité concrète qui consiste à fabriquer des matériels destinés à profiter à tous, on est passé à l'abstraction de la finance réservée aux initiés.
Une sorte d'équilibre entre ces deux aspects du capitalisme avait pu rendre supportable humainement cet ordre social (n'en déplaise aux marxistes de tous poils). Chacun pouvant y trouver son compte du plus petit au plus grand.
Les empires industriels sont, les uns après les autres, dévorés par la puissance financière. Cette puissance de l'argent ne pouvant que prospérer dans un cadre élargi, le capitalisme s'est progressivement éloigné des intérêts nationaux.
La "société de consommation", grande invention du capitalisme moderne (après la Seconde Guerre Mondiale ?), a suivi le mouvement, de l'intra-muros à l'extra-muros, pour devenir le "consumérisme". Le peuple va enfin profiter du système !
Le consumérisme, d'abord limité par des frontières, est devenu l'enjeu majeur d'un monde global. Les frontières sont dés lors à abolir : ne compte désormais que le " consommateur ". Dans ce vaste projet "géo-économique", le citoyen devient indésirable car il est limité par ses origines et ses identités, qu'elles soient géographiques, culturelles, philosophiques, religieuses ou politiques. Exit la référence à la Nation.
Le consumérisme, dernier avatar de la doctrine du " capitalisme financier ", est à la source de tous les désordres de notre époque. La déconstruction de tout ce qui fait une société humaine étant nécessaire à la réalisation de ce désir mondialiste, on passe à une stratégie de la destruction.
Outil principal de la sainte consommation, la " publicité " illustre parfaitement cette élaboration de l'effacement : il suffit de voir, en France, tous ces clips télévisés où la France semble s'être déplacée en Afrique, Noire ou Maghrébine, ou dans d'autres lointaines contrées, où les Français désormais multicolores ne parlent plus que l'anglais et où les Français blancs de peau sont de plus en plus minoritaires.
Autre instrument de déculturation, le " wokisme ", devenu à force d'excès, doctrine de l'absurde, contamine toutes les strates de la société, tous les milieux et parvient ainsi à faire des coupables des victimes et des victimes des coupables. L'idée principale de cette folie parait être de semer la confusion partout et de tout remettre en cause. La discrimination serait partout : il faut par exemple libérer les prétendus opprimés jusque dans la rédaction d'un texte. L'arrière pensée semble être de créer un nouveau monde sans passé, peuplé d'individus décérébrés, ignorants et dépourvus de toute liberté de pensée : le rêve absolu de tout dictateur.
L'idéologie de l'hyper consommation, qui passe donc par l'anéantissement culturel et philosophique, compte parmi les pires menaces contre la stabilité des sociétés humaines car elle flatte les revendications communautaristes et individualistes tout comme elle fait du multiculturalisme une nécessité. Tout cela constituant quoiqu'il en soit un incroyable paradoxe.
L'avenir, imaginé par une oligarchie anglo-saxonne qui se rêve hégémonique, n'aura rien de radieux car il annonce pour toute l'Humanité une seule conception de la vie. Une vie sans spiritualité, sans fondement culturel, sans référence historique.
Ce capitalisme contemporain, ultra financier, se montre déjà totalitaire. Du moment que l'argent circule, tout va bien. Et peu importe les dégâts collatéraux !
Entre déculturation systématique, immigrationnisme revendiqué, nihilisme décomplexé, ce capitalisme s'avère ravageur.
Il est extraordinaire de constater que les extrêmes gauchistes soutiennent les actions des extrêmes capitalistes : les rêves sont les mêmes d'une humanité docile à l'uniformisation des esprits.
Mélenchon est ainsi parfait dans son rôle d'idiot utile du macronisme. Tout en se prétendant adversaire de Macron (le banquier internationaliste), Mélenchon (l'ardent protecteur des plus démunis) nourrit les mêmes fantasmes que son contraire idéologique tout comme il accepte les mêmes compromissions avec les anti-Français. Voire les mêmes anti-Français.
Banquiers et prolétaires de tous les pays, unissez-vous : pourquoi ne pas en rire ?
Mais le danger étant réel, le sérieux s'impose.
Aux Humanistes de toutes obédiences, aux Français de coeur, de combattre ce fléau avant qu'il ne devienne l'Hydre de Lerne.
On ne perd que les batailles qu'on n'a pas menées...